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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Rôlisme -> Salnar Prime
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Phobophage
Hèmeji

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Inscrit le: 16 Juin 2011
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MessagePosté le: Dim 26 Juin - 19:41 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Il fait atrocement froid sur Salnar Prime. Non, je déconne pas, je parle de la nuit. Quand le jour se couche, la température tombe en chute libre. Et c'est justement une nuit que commence cette histoire. Les rues de Landaj sont quasiment désertes à cette heure. Les autochtones léonins dorment, pour la plupart, et les patrouilles structuriennes régulières protègent les rues contre d'éventuelles vilenies de la part des quelques morts-vivants et étrangers de passage.

Des patrouilles fermes et inaccessibles, des hommes qui ne cherchent pas à échanger quoi que ce soit avec ces peuples inférieurs. Ils font facilement usage des crosses de leurs armes, et vont parfois jusqu'à s'en servir plus sérieusement quand des imbéciles s'en prennent à eux. Ce ne sont pas des dieux, nous le savons, certains d'entre eux ont déjà été tués. D'ailleurs, même sur Salnar Prime, on sait par les voyageurs que la Structure se prend une belle raclée sur Saranium.

Mais Saranium c'est Saranium. Sans qu'on sache comment, l'atmosphère de la planète perturbe les technologies structuriennes, et quand les Elfes l'ont su, ils en ont bien profité pour exprimer la courtoisie. La Structure y a perdu beaucoup d'hommes, mais personne n'a jamais pu tirer quoi que ce soit du matériel récupéré sur les corps. On a pu utiliser leurs armes pendant une durée limitée, sans comprendre comment les refaire fonctionner quand elles ne voulaient plus tirer.

Ici, par contre, sur Salnar Prime, on se la joue pas trop avec eux. Même un léonin millénaire peut tomber raid après s'être fait loger un seul de ces petits projectiles dans la boîte crânienne. D'ailleurs, ça risque d'arriver sous peau. Dans la rue, un jeune léonin, sans doute un enfant, pointe un arc sur une patrouille de la Structure. Les cinq hommes se regardent, ils ne tiennent même pas la pitoyable créature en joue.


- Les morts-vivants ont brûlé mon village, et les anciens disent que c'est vous qui les avez amenés sur Salnar Prime ! Allez-vous en, démons des cieux !

Il décoche sa flèche, laquelle s'en va ricocher sur une armure. Quoique insouciants dans leur attitude, ces Structuriens ne semblent pas dotés d'un grand sens de l'humour. L'un d'eux s'approche du jeune léonin et l'envoie voler contre un mur d'un coup de crosse à la tempe. Vaillant, le petit homme-lion se retourne et envoie un couteau de lancer vers le casque de l'un des soldats, aussi infranchissable que son armure.

Les cinq hommes braquent leurs armes sur l'enfant. Un coup de feu déchire le silence de la rue, le petit hurle en se tenant la cuisse.


- Démons !

Un deuxième coup de feu, c'est cette fois la main qui couvrait la première plaie qui saigne à son tour. Les lanternes commencent à illuminer les fenêtres tout autour, des léonins sortent de leurs maisons. Ils savent qu'ils ne peuvent rien faire, qu'ils se feraient tous tuer s'ils intervenaient. Mais laisser un jeune léonin se faire torturer sous leurs yeux ?
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MessagePosté le: Dim 26 Juin - 19:41 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Kimar
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 03:14 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Au beau milieu de la foule (beau étant peut-être un peu trop au regard du physique de la population locale ... disons au pas terrible et velue milieu de la foule) on pouvait apercevoir un être décharné, pauvre mort-vivant que les gardes avaient laissé entrer d'une part par pitié, d'autre part parce que le seul endroit ou il aurait pu cacher une arme aurait impliqué une rectumectomie passablement douloureuse.
Cet innocent, quoique perturbant, personnage avait regardé la scène sans rien faire, un sourire idiot au visage. Et pendant trente longues secondes, il continua de ne rien faire, un sourire idiot au visage.
Il n'interrompis pas les structuriens dans leur exercice de pédagogie facile par la crosse, mais s'accroupit et attrapa deux cailloux du bout des doigts, les tenant comme on tient des poupées en passe de prendre le thé, et les faisant bouger l'un en face de l'autre (pour autant qu'on puisse différencier la face d'un caillou du derrière de l'autre) il parla, changeant de voix selon le caillou qu'il interprétait.


_Alors ... tu vas même pas bouger pour aider l'enfant ? dit-il en manipulant la plus petite pierre, parlant d'une voix stridente.

_Ben euh ... j'ai pas envie de mourir, ça pue de mourir ! murmura-t-il d'une voix grave, agitant l'autre pierre.

_Et alors ? T'es qu'un putain d'caillou, ça te trouerait pas la surface rocailleuse d'agir un peu, si ?

_Ben euh ... T'as peut-être raison ... Bon allez, j'y vais !

_Courage !!

Kimar (puisque bien évidemment c'était lui) lança la pierre jusqu'au garçon et hurla de sa voix grave

_N'ai pas peur garçon, un bon caillou vaux mieux que deux coups de crosse !!

Puis il se releva, observant la scène au premier rang, tandis que ceux qui, dans l'espoir peut-être de se détourner de la scène de tabassage intempestif de léonin passablement juvénile, avaient observé son petit manège, reculaient, dans l'espoir surement de ne pas faire partie des dommages collatéraux lorsque cet idiot serait la cible des représailles structuriennes.
Certains l'entendirent murmurer dans sa barbe (enfin dans ce qui lui aurait servi de barbe s'il avait eu le moindre poil sur le menton), d'une voix rocailleuse et reflétant la fatigue permanente de son propriétaire


_Je me demande s'ils "Les" servent ...

_________________
Deux petites vieilles vont pour la première fois regarder l'océan. Après un long moment de silence l'une des deux se tourne vers son amie et dit:
_ Tu sais quoi, et ben, c'est pas aussi grand que je l'aurais cru ...
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Alysse
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 05:19 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Salnar Prime... qu'est ce qu'elle pouvait bien faire ici ? Après tout, quitter sa planète d'origine n'était vraiment, mais alors vraiment pas ce qui motivait le plus la fillette. Mais elle avait entendu dire que l'un des humains qu'elle recherchait le plus s'était finalement enfuit sur cette planète. Parfait non ? Les humains ne courent pas vraiment les rues dans le coin, il serait sans doutes assez simple à repérer... sauf qu'en fait non. Elle était sur cette foutue planète aux températures anormales depuis déjà une bonne semaine, et avait suivit la trace de quatre humains différents... en vain. Ce connard savait bien se dissimuler, ou alors il n'était pas du tout dans cette ville, ce qui était possible aussi. Elle avait décidé de rester encore une dernière nuit avant d'aller se renseigner dans une autre ville.

Enfouie dans le lit de la petite chambre d'auberge qu'elle avait prit en début de semaine, Alysse grelottait sous sa couverture. Comment pouvait-on vivre sur une planète pareille ? Une chaleur affreuse toute la journée, et un froid polaire toute la nuit... Sur Helios III aussi il y avait des lieux ou ça arrivait... mais au moins pouvait-elle choisir de ne PAS y aller. Sur Salnar Prime c'était partout pareil. Du sable, du soleil, de la chaleur et du froid. Pas vraiment la planète qu'elle recommanderait aux Éternels quand elle serait de retour chez elle...

Alors qu'elle commençait ENFIN à faire abstraction du froid et que le sommeil s'insinuait doucement en elle, elle fut réveillée en sursaut par un coup de feu. Elle se redressa en se frottant les yeux, se demandant ce qu'il pouvait bien se passer, quand un second coup de feu fracassa brutalement le silence. C'était juste sous sa fenêtre. Elle soupira, quelle plaie d'avoir prit une chambre au rez-de-chaussé... Elle se pencha dehors et aperçut un jeune autochtone prostré contre le mur, la main et la jambe en sang. Levant les yeux, elle fronça les sourcils en voyant qui lui avait fait cela : une patrouille de la Structure. Alysse détestait les membres de la Structure. Ces saloperies d'humains de valaient pas mieux que les autres, pires, il se croyaient tout permis ! Elle rêvait de tous les exterminer un jour... d'autant que cela faciliterait le nettoyage complet d'Helios III... sans la Structure, les humains "normaux" ne pourraient plus se cacher derrière des "attention hein, si vous partez pas, on va dire à la Structure que vous êtes méchants" comme des gamins de quatre ans... une sorte de créature, sans doutes l'un des morts vivants peuplant cette planète, jeta une pierre vers l'enfant... était-ce pour l'aider ? Le visait-il à la base ? Pensait-il réellement que ce pauvre gosse pourrait se défendre avec un stupide caillou ?

Avisant des léonins adultes qui sortaient progressivement de leurs maisons et de l'auberge pour protéger le chaton, Alysse décida qu'après tout, elle pouvait toujours se dresser contre des humains, même si ça n'était pas chez elle, même si ça n'était pas pour protéger l'un des siens. Après tout, seuls les humains devaient mourir... les autres, elle n'avait rien contre eux...

Sautant au bas de sa fenêtre, la biophage aux allures de petite fille emporta un drap avec elle et, pendant que les gros chats se plaçaient entre le gosse et la patrouille, elle déchira deux bandes dans son drap pour essayer de soigner un minimum le petit léonin. Elle entoura soigneusement sa main avec l'étoffe sans rien dire, s'assurant simplement que ça n'était trop serré, puis s'occupa de sa jambe. Décidément, les gosses-lions avaient de grosses cuisses... elle dû couper une troisième bande pour pouvoir s'occuper convenablement de sa jambe. Une fois cela fait, elle leva les yeux vers les léonins et la patrouille, gardant sa main près de sa taille... elle aimait avoir sa dague à portée, au cas ou... Comment tout cela allait-il évoluer ?
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Fausse
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 12:39 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

« Il y avait un pot de cire,
Que prit un messire,
Pour peindre sa lyre,
Et faire du tir ! »


Fausse tira sur sa cigarette et cracha la fumée en soupirant, âme vagabonde, âme perdue dans un monde pourtant connu, le chasseur de prime marchait sans réellement de but. Sur son épaule, on pouvait voir un gros sac de toile pendouillant sur le côté, et dans laquelle l'homme avait caché la tête de sa proie ; certes, il avait des méthodes extravagantes, certes, il était un peu bourru, mais personne ne pourrait reprocher son goût pour le travail bien fait. La tête se balançait donc dans le sac, de droite à gauche et de gauche à droite, suivant le rythme des pas de notre homme. Il lâcha sa cigarette sur le pavé, remua un peu les épaules, et passa une grande main abîmée derrière la nuque, il fouilla alors dans sa poche pour sortir une petite fiole, dont il but le contenu en grimaçant. Il aimait fumer, autant qu'il aimait baiser, mais son coeur n'était rien d'autre qu'un gros emmerdeur qui le gênait dans ses activités. Certes, mettre en pause ses activités physiques serait bon pour son palpitant, mais Fausse préférait de loin une bonne partie de jambe en l'air avec une femme à gros seins, que de rester spectateur de deux jeunes amoureux en train de jouer à touche-pipi. Il n'était pas du genre à regarder, mais à agir, et là on pouvait dire que notre était en manque. Il avait une sainte horreur de l'abstinence, et il songeait déjà à se rendre dans un bordel, une fois qu'il aurait touché son argent. Il alluma une autre cigarette, leva la tête vers le ciel sombre de la nuit, et haussa les épaules.

Il mit quelques minutes à se perdre dans les différentes ruelles, sa haute silhouette et son long manteau lui donnaient l'air d'un fantôme, tandis que son regard perçant comme celui d'un aigle faisait de lui un sombre meurtrier, capable du pire pour toucher son butin. Néanmoins, il gratta son cou, puis sa joue, haussa encore les épaules, et soudain, il s'amusa à jeter la tête au-dessus de la sienne pour la rattraper aussitôt. Curieux personnage, simple original, pauvre idiot, sans illusion, Fausse était ce genre d'homme qui n'obéissait qu'à ses propres règles, et la seule règle qui régissait sa vie c'était de n'en avoir aucune justement, et de faire tout ce qu'il avait envie de faire. Il se foutait joyeusement du reste, et du moment qu'il pouvait mettre sa vengeance à exécution, tout allait pour le mieux. Il lança et rattrapa la tête plusieurs fois de suite, fit une pirouette et comme s'il portait un sac à patates, il la remit sur son épaule. La cigarette entre les dents, il continua son chemin, toujours tranquille, toujours au-dessus de tout, toujours lui-même. Il fouilla dans ses poches, lorsqu'il perçut soudain un bruit sourd venir lui transpercer les tympans, il haussa un sourcil, soudain en chasse, l'homme déambula dans les ruelles en continuant de chantonner de sa voix rauque et fausse :

« Et d'après ce qu'on sera,
Il y aura un chat angora,
Qui ira gratter ça,
Pour mordiller ceci, cela !
Et finir dans une casserole, toussa !
Parce que les chats, c'est quand même bon à bouffer."


Il alla même jusqu'à siffloter, et s'arrêta soudain devant une espèce de chose, un cadavre encore vivant sans doute qui discutaillait avec des cailloux. Drôle d'amis par ailleurs, le pauvre idiot devait bien s'emmerder, mais Fausse s'en désintéressa rapidement pour poser ses yeux sur le petit léonin en train de faire ami avec des types bizarres. Curieusement, il était blessé, donc soit ces types adoraient martyriser les gamins avant de les fourrer, ou soit ils avaient juste l'attention de le tuer. Il nota la présence de l'autre môme, donc... que faire ? Bah ouais, est-ce qu'il allait intervenir sauver la populace, s'envoyer la princesse et partir tranquillement la monter ? Non parce que tout ça n'était qu'une perte de temps, c'était chiant, et sérieusement, à part aller dans un bordel, le reste ne lui allait pas. Mais la gosse et le léonin risquaient de se faire coincer par les Machins de la Structure, allez ! Avec un peu de chance, la petite avait une belle grande soeur, et avec des gros seins. Il sortit alors de sa poche un jeu de cartes, terminant sa cigarette, il siffla pour attirer l'attention des Machins de la Structure. Il leur fit signe, et lança :

— Messieurs veulent-ils voir un tour de magie ?

Ouais, il y avait mieux comme diversion, mais bon... Fausse était aussi provocateur, et il aimait bien se moquer des autres, c'était drôle.
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Phobophage
Hèmeji

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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 21:09 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Allez, y en a qui ont quelque chose à foutre d'un jeune léonin ? Il doit avoir dix ans, on en fera un autre comme ça, on va pas sacrifier des centenaires. Enfin, tout le monde n'est pas en accord avec la logique. Plusieurs léonins se mettent entre le gosse et les soldats pendant qu'une "jeune" biophage panse les plaies du blessé. Avant cela, un zombie jetait une pierre sur le léonin (qui se la prit en pleine gueule, trop peu attentif pour la voir venir), et après cela, un gars louche avec deux boulets de canon dans le caleçon (ou deux billes dans la tête) s'est persuadé de devoir attirer l'attention de cinq Structuriens armés.

Mais la Structure n'est pas une dictature exterminatrice. Ses opposants, elle a les moyens de s'en foutre. On va pas vider nos chargeurs dans une foule d'indigènes par fierté. C'est en tout cas visiblement l'avis de l'officier qui est venu au pas de course vers les soldats en les écrasant de gestes vifs et de mots inintelligibles avec le brouhaha de la masse. Le mec important en armure désigna la foule du doigt, prononça quelques dernières sentences, et se dirigea vers les badauds.


- Toi, toi et toi. Suivez-nous sans opposer de résistance.

Sa voix étouffée par son casque était surnaturelle pour une oreille pas habituée à côtoyer les Structuriens. Les cinq soldats se dirigèrent vers les personnes désignées et pointèrent leurs armes. Pas de secret, eh, je parle bien sûr de la jeune biophage qui soigne le léonin, du macchabée qui a balancé une pierre à la gueule de ladite victime, et surtout de l'humain qui s'est pris pour... quelque chose de viril. L'officier structurien avait visiblement jugé plus utile de faire un exemple des cas qui ressortaient le plus du lot, plutôt que tirer dans le tas. Étouffer la population n'était pas leur rôle, mais affirmer leur autorité demeurait important. Et c'était quand même moins problématique de faire des exemples avec des touristes, aucun risque de représailles fâcheuses de la part des autochtones.

Ainsi, les trois "héros" furent emmenés de force par les soldats. (Ils n'ont même pas eu l'idée de résister, surtout pas avec les tireurs d'élite sur les toits qui se sont mêlés du spectacle, eh ?) Maltraités sans pour autant être vraiment torturés, on les força à monter dans l'un de ces véhicules structuriens, ces bruyantes machines d'acier qui peuvent se déplacer sans animaux de trait. À grande vitesse, ils s'enfoncèrent dans le désert, et quand le jour commençait à se lever, ils furent simplement jetés là, au pied d'un rocher. Aucun soldat ne parla, et juste avant de partir, ils jetèrent une gourde d'eau à l'humain. Alors, le véhicule s'éloigna comme il était venu, laissant les trois nouveaux compagnons en proie à la chaleur infernale qui allait bientôt frapper ces terres sèches et rocailleuses.
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Fausse
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 21:50 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Ce fut en voyant la tête qu'afficha l'un des Machins de la Structure que Fausse comprit que la nuit ne s’annonçait pas vraiment sous le meilleur jour, il soupira et haussant un sourcil, il tira à nouveau sous sa cigarette. On pouvait dire qu'ils ne savaient pas rire ces types, et que franchement, parfois, au lieu de venir en aide pour sauver un gamin, il valait mieux le laisser crever dans sa merde. L'homme haussa donc un second sourcil, tandis que la masse grossissait autour d'eux, l'attention était braquée sur le trio de héros, ou de cinglés venus s'amuser un peu aux héros. Pour sa part, il avait juste espéré que la gamine possédât une jolie grande soeur, quoique... ça aurait pu être aussi le cas du léonin, il ne pensait pas s'être tapé des léonines, chose à essayer s'il ressortait vivant de cette aventure. Évidemment, loin de penser que la gamine était l'un de ses ennemis, Fausse fit quelque pas et commença machinalement à fouiller dans son jeu de cartes, il aimait bien faire le guignol, ça lui rappelait toujours un peu les méthodes de Crocue pour amasser un peu d'argent. Eh oui, notre homme n'était d'autre qu'un grand nostalgique, et fumeur d'ailleurs, sans oublier fuyard d'emmerde.

Il passa une main sur sa nuque, et étouffant un bâillement, il attendit simplement que les choses se passent, étudiant les deux autres d'un oeil froid. Toujours lorsqu'il essayait d'analyser la situation, un sentiment flottant dans son regard, et on pouvait deviner la pensée le traversant. Alors que la foule murmurait, vivante, masse putride d'imébiciles avides de voir la suite, craignant pour sa vie, s'amusant du spectacle comme des porcs sauteraient à pieds joints dans la fange, les Machins de la Structure désigna nos trois infortunés. Comme quoi, aider les gens, ça ramenait que des problèmes ! Fausse ne fit rien pour discutailler, il se contenta seulement de ranger son jeu de cartes dans la poche de son manteau, hausser une épaule et la rouler pour détendre ses muscles, et il se mit à sourire. Une belles paires de dents jaunes éclatèrent la rétine d'un pauvre Machin de la Structure, il tendit même les mains pour qu'on les lui attacher. Il songea alors qu'un jour, enfin déjà s'il en sortait vivant, essayer le bondage avec une dame bien pulpeuse, ça pouvait être drôle. Sans s'occuper des autres, l'homme chantonna par simple provocation :

« Quand j'dis que dans mon pantalon,
J'ai un truc tout dur,
Et c'est pas que de la contrefaçon,
Croyez moi, ami de la Structure,
Je le dis sans prétention,
Je l'ai utilisé jusqu'à l'usure. »


Guignol sans illusion, sans rêve, sans espoir, Fausse ouvrit à nouveau la bouche, mais il la referma sur sa cigarette. Fou ? Il l'était sans doute, on ne pouvait pas tellement le dire, il était simplement lui-même, un pantin sans avenir errant ici, et rencontrant un groupe des Machins de la Structure. Il n'était pas très extraordinaire, il était juste un peu original, marginal et débile pour prendre pleinement conscience de la situation totalement désastreuse dans laquelle il s'était fourré. Il lança un regard torve aux gens, et se laissa emmener dans l'espèce de chose en fer qu'il n'arrivait pas à décrire. Tenant sa tête décapitée dans le sac de toile, il ferma les yeux durant tout le voyage. Il était emmené... il ne savait pas trop où, il s'était jeté dans la merde comme il se serait jeté dans le foutre d'une dame, et il se laissait abandonné à ses divagations. Eh bien ! Tout portait à croire qu'il allait livre son paquet en retard, pas de chance pour lui, les bordels... il n'allait pas les voir de si tôt, c'était ça qui l'ennuyait le plus d'ailleurs. Le truc glissa sur un machin, et souriant toujours, notre idiot plein de raison se mit à rire, lorsqu'il sentit la chaleur le prendre à la gorge. Ce genre de plan totalement foireux, c'était bien lui.

On les amena dans un endroit où le soleil tapait bien fort, et on lui jeta une gourde pleine d'eau comme s'il n'était qu'un prisonnier, mais un prisonnier lâché en pleine liberté. Fausse salua alors les Machins de la Structure, toujours joyeux, et leur fit même un geste amical, lorsque ceux-ci partirent dans leur truc de fer. Notre homme était donc perdu au milieu de nulle part, avec une chose morte et une gamine, il leur jeta d'ailleurs un regard, puis il haussa les épaules. L'un devait discuter avec ses cailloux, sans doute, et la gamine... il ne tripotait pas tout ce qui avait en dessous de quinze ans. L'homme prit alors son sac de toile, et le jetant encore dans les airs, il donna soudain un coup de pied dans la tête qui roula à quelques mètres. Il ne savait pas quoi faire, du moins, pas encore, et jouer au ballon avec la tête décapitée d'un vieux bonhomme qu'on lui avait demandé de tuer, ça lui permettrait de distraire, le temps que son esprit malade trouvât une solution.
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Kimar
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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 05:56 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

L'arrivée d'un membre un tant soit peu gradé de la structure anima Kimar telle l'arrivée du père noël dans la chambre d'enfants qui ont arrêté d'y croire après leur troisième divorce et leur cinquième cancer et qui leur offre une vieille boite de chocolat et une lettre disant "désolé pour le retard, j'avais poney", autant dire qu'il était moyennement enthousiasmé. Pour montrer son mécontentement, il leur tourna le dos avec résolution et commença à se diriger vers la sortie du village. Malheureusement pour lui la population locale ne semblais pas avoir envie de subir les répercutions de ses actes et le jetèrent au pieds des Structuriens.

Ouvrons ici une petite parenthèse sur les armures structuriennes. Il sembleraient que par un incroyable hasard, ou par l'esprit tortueux d'un forgeron sadique, les gantelets structuriens ne sont pas du tout adapté à la saisie d'individus par l'aisselle. Les jointures des doigts coincent la peau et peuvent provoquer diverses blessures plus ou moins inquiétante selon la tolérance à la douleur de l'individu sus-mentionné. Pour peu qu'il ai eu l'intelligence (et la décence selon les tabou sur la nudité qu'impose la culture impliquée) d'être habillé, ces effets ne se font pas sentir. Fin de la parenthèse.

Les structuriens saisirent le pauvre mort-vivant par le bras et le relevèrent, lui épargnant la torture d'imaginer la douleur qu'il aurais subis s'ils l'avaient attrapé par les aisselles et s'il avait pu ressentir la moindre douleur. Toutefois, avec la plus extrême politesse, il s'obligea à réagir aux diverses maltraitances que lui prodiguaient avec un générosité toute structurienne ses geôliers en proférant à rythme réguliers quelques
"Oh oui", "Encore" et autres "Flagellez moi avec des hareng en me forçant à manger des matraques !!". Impossible de savoir si ses tortionnaires appréciaient l'intention, toujours est-il qu'ils le jetèrent avec une violence accrue dans le chariot de métal, ou il du attendre la fin du déplacement. Quelques cahots bien agencé dans le temps l’empêchèrent de faire la sieste qu'il ne comptait pas faire, et le mutisme de ses compagnons l’empêcha de débuter une conversation qui ne l'aurait probablement pas intéressé.

Il fut balancé dans le désert avec une violence qui brillait par sa constance, et fit quelques roulé-boulé. Il regarda le véhicule repartir par ou il était venu, puis se tourna vers ses compagnons d'infortune.


_ Ça va les gars ? Pas trop secoué par le voyage ? J'ai connu un crapaud qui ne supportait pas le voyage en carriole, d'ailleurs son premier contact avec une carriole se fit par la roue qui l'écrasa ... Autant vous dire qu'il garda une rancune tenace contre cette invention quand il revint à la non-vie. Il a fini terroriste, se jetant sous les roues des carrioles de passage dans l'espoir de sensibiliser la population au sort des animaux de la forêt ... Un sacré con ce crapaud !! Tout ça pour dire que le soleil va bientôt être votre carriole, et que j'ai comme l'impression que vous allez pas trop aimer le voyage. Personnellement je suis déjà mort, mais on a pas tous cette chance.

Il fit une petite pause, conscient de l'effet dramatique de la situation.

_Rassurez vous, la mort par déshydratation ça ne prendra que quelques heures à ce rythme là, pas de quoi fouetter un poney !







[HRP] Je me suis permis d'extrapoler sur le mutisme d'Alysse, je m'en excuse, mais comme moi-même et fausse restons muets, je doute que tu soit tentée par la conversation. Toutefois si tu veux causer un peu dans le bus scolaire direction plage, j’éditerais ^^ [/HRP]
_________________
Deux petites vieilles vont pour la première fois regarder l'océan. Après un long moment de silence l'une des deux se tourne vers son amie et dit:
_ Tu sais quoi, et ben, c'est pas aussi grand que je l'aurais cru ...
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Alysse
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Inscrit le: 17 Juin 2011
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 23:41 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

[Hrp : pas de soucis pour l'extrapolation sauvage t'inquiète ^^ et sinon, désolée pour le retaaaaaard !!!!! J'ai pas d'excuse valable en plus T_T]



Après avoir été balancée comme une malpropre dans l'espèce de véhicule de la Structure, Alysse resta prostrée dans son coin, comme toute bonne petite fille terrifiée qui se respecte. Au moins, si elle continuait de se faire passer pour ce à quoi elle ressemblait, elle aurait moins de chances de se faire tabasser à mort... et elle pourrait peut-être même assister à la mise à mort de l'humain avec qui elle avait été enfermée. D'ailleurs que faisait-il là celui là ? Pourquoi fallait-il qu'elle soit à ce point malchanceuse ? Se faire embarquer par la Structure, soit... se faire enfermée avec un Non-Mort passe encore... mais avec un humain ? Que croyaient-ils ? Qu'elle était sa complice pour allez savoir quoi ? Rien que de s'imaginer être en relation plus ou moins amicale avec un humain lui faisait horreur. En plus il empestait le tabac... Entre lui et la patrouille qui les avait arrêtés, elle était servie... des humains à perte de vue. Et dire qu'elle était venue sur cette planète étouffante pour en retrouver un en se disant qu'au moins là bas elle n'aurait pas à tomber sur l'un d'entre eux à chaque coin de rue... elle s'était bien plantée. Mais bon tant pis, il y avait quelque chose de plus important à quoi penser sur l'instant... la patrouille venait de les lâcher en plein désert et avaient confié une unique gourde d'eau au méprisable humain...

En parlant de lui, d'ailleurs, il n'avait pas vraiment l'air affecté par ce qui venait de se produire. Il jouait paisiblement à la balle avec son étrange sac de toile sans visiblement se soucier de la chaleur qui allait bientôt les écraser comme de vulgaires poissons échoués sur une plage sous un soleil de plomb. Alysse avait monstrueusement envie de se laisser aller, de lui sauter à la gorge et de la lui trancher d'un coup sec avant de le regarder se vider lentement de son sang, agité par les spasmes de la mort sur le sable brûlant... mais se serait une perte d'énergie inutile... elle pourrait très bien le faire plus tard. En plus, il devait la prendre pour une petite fille de son espèce, et c'était un point positif... après tout, ils n'allaient pas rester plantés ici comme des demeurés, ils allaient bien finir par se mettre en route pour trouver une ville ou au moins un peu d'ombre et de l'eau en quantité suffisante pour qu'ils puissent tous s'y rafraichir convenablement en attendant la nuit... parce que marcher en plein soleil c'était pas forcément une bonne idée... marcher la nuit était plus approprié, même s'il faisait un froid glacial quand le soleil était couché... au moins ne perdraient-ils pas leur eau vainement... enfin, du moins elle et l'humain, elle n'était pas sure que le mort vivant ai besoin d'eau pour continuer d'arpenter la planète tranquillement... d'ailleurs, est ce que ça devait se nourrir ces trucs là ? En tout cas... parler, ça il savait faire...

"_ Ça va les gars ? Pas trop secoué par le voyage ? J'ai connu un crapaud qui ne supportait pas le voyage en carriole, d'ailleurs son premier contact avec une carriole se fit par la roue qui l'écrasa ... Autant vous dire qu'il garda une rancune tenace contre cette invention quand il revint à la non-vie. Il a fini terroriste, se jetant sous les roues des carrioles de passage dans l'espoir de sensibiliser la population au sort des animaux de la forêt ... Un sacré con ce crapaud !! Tout ça pour dire que le soleil va bientôt être votre carriole, et que j'ai comme l'impression que vous allez pas trop aimer le voyage. Personnellement je suis déjà mort, mais on a pas tous cette chance."


-...

Était-ce une blague ? Voulait-il détendre l'atmosphère ? Était-ce une histoire vraie ? Dans tous les cas, incapable de trouver quoi répondre à cet espèce d'amas de paroles pratiquement vide de sens, la fillette se contenta de le regarder d'un air sidéré, la bouche ouverte et tout et tout...

"_Rassurez vous, la mort par déshydratation ça ne prendra que quelques heures à ce rythme là, pas de quoi fouetter un poney !"

Là par contre il n'avait pas tord... c'était facile de mourir aussi bêtement dans un endroit pareil. La fillette fit mine d'avoir peur de la créature mi morte mi... déambulante... et alla attraper un pan de la chemise de l'humain en se mordillant la lèvre et en lui adressant un regard tout en grands yeux humides.


- Est-ce qu'on va mourir ? Je veux pas mourir de soif moi ! Il parait que c'est pas du tout agréable... Tu vas me sauver dis ?
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Fausse
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MessagePosté le: Ven 15 Juil - 10:25 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

— Hum...

L'espèce de chose morte leur parla, et leur assura que la mort par déshydratation était plutôt mal, Fausse haussa les épaules, naturellement détachées de tout. Bah ! Ils allaient mourir, et après ? Ah... il ne toucherait pas sa prime, en soi ce n'était pas de mourir, qui l'inquiétait, c'était qu'il n'allait pas toucher son argent, et l'argent, c'était important, notamment pour aller dans les bordels, chose qu'il n'avait pas faite depuis longtemps. En ce moment, cette idée ne sortait pas de son crâne, et il avait une furieuse envie de se taper une jeune, pas une enfant comme la gamine tout effarouchée qui se trouvait dans un coin.

Plus une jeune femme de vingt ans avec des mensurations de rêves, les veilles savaient faire parfois grimper aux rideaux, mais le soucis, c'était que ça tombait, et il n'aimait pas ramasser les paires de seins sur le tapis. L'homme fixa un moment la tête décapitée avec laquelle il jouait, plutôt taciturne, il ne réfléchissait pas franchement à la situation, perdu dans son jeu. Il lança la tête au-dessus de la sienne, et essaya vaguement de jongler avec, avant de trouver ceci inutile, et de ranger sa précieuse tête contre son épaule. Il bâilla en s'étirant, c'était que tout ça était diablement crevant, il rangea aussi la gourde dans sa poche, la gamine ? Il n'en avait rien à faire. L'espèce de truc morte, mais qui ne l’était pas tout à fait ? Il le trouva assez marrant. Il gratta sa joue, remua encore un peu, puis il fourra ses mains dans ses poches, et alors qu'il ouvrait sa bouche pour chanter, la petite alla tirer sur un pan de ses vêtements, en lui demandant s'il allait la sauver. Il n’aimait pas les gosses quand ils demandaient de l'aide, il lui envoya un regard blasé, et lâcha :

— Non, la flemme.

Elle était en mesure de le payer ? Elle était en mesure de lui donner son argent ? Non. Qu'elle eût une soeur avec des mensurations de rêve, ou non, Fausse décida qu'il s'en foutait royalement, ils étaient perdus dans le désert, et il était le seul à avoir une gourde. Chose intéressante, la gamine n'en avait pas, chose intéressante, les Machins de la Structure devaient probablement attendre d'eux qu'ils se jettent dans une mare de sang pour s'entretuer, et pourquoi ? Pour une simple gourde d'eau, renfermant un peu de vie, un peu d'espoir de survivre, quels emmerdeurs, quand même. Il nota dans un coin de sa tête de la vider tôt ou tard, si jamais il se rendait compte que cette gourde posait problème. Il fixa un moment la chose morte, mais encore vivante, et il lâcha de sa voix grave :

— On attend de clamser, alors ? Ou on bouge un peu ? Je suis pas un épouvantail, j'ai besoin d'exercice.

Il haussa les épaules, et fouillant dans ses poches, il prit un paquet de cigarettes et un briquet, il l'alluma et tout et soupirant, il cracha une poignée de fumée, puis il écrasa sa cigarette dans le sable. Il frotta son ventre, et s'étira encore avant d'ouvrir la marche ; qu'ils le suivent ou non, Fausse s'en moquait, ce n'était pas ça qui allait lui rendre son argent. Le bonhomme décapité n'avait pas été dur à tuer, loin de là, mais bon ! Il ne faisait pas ça gratuitement, c'était ça qui l'énervait, et en plus, une tête, ça pourrissait, surtout en pleine chaleur. Loin de ressentir une inexprimable peur devant ce désert qui s'étendait à perte de vue — trop simplet pour ceci —, Fausse ne réfléchissait pas, bien au contraire, sinon il aurait cédé à la panique. Il pouvait sentir le froid mordre sa peau, et il réajusta son chapeau sur sa tête, il gratta encore sa barbe, et avança dans le sable, pauvre imbécile d'un monde qui ne le comprenait pas. Il ferma et rouvrit la main, observant une vieille cicatrice se trouvant sur le dos, il avait envie de musique, il avait envie de danse, et il avait envie de se rouler dans le sable, une fois que le soleil viendrait se lever, et briller dans le ciel.

« Ouais ! Moi j'vous dis
Que dans un bain de riz,
Se glisse une petite souris,
Venant d'une infanterie.
Et à force d'avoir le tournis,
Bah la petite souris,
C'est dans la bouche de Sandy,
Qu'elle crache, et surtout, vomit ! »


Sa voix était affreusement fausse, grave, rauque, mais affreusement fausse. Ce qui ne pouvait pas — malheureusement — rattraper son idiote chanson qu'il continuait à chanter, comme toujours, les chansons venaient et allaient dans son crâne, et souvent, pour le plus grand malheur des autres, elles sortaient de sa bouche.
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Phobophage
Hèmeji

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MessagePosté le: Mar 2 Aoû - 14:50 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Un zombie peu concerné par ce qui le concernait, parce que mourir il en avait l'habitude. Une petite fille qui n'avait de jeune que l'air, et de tendre que... l'air aussi. Quant au gars à la gourde, il avait l'air de pas trop penser à la situation. Heureusement.

Profitez de toutes ces occurrences du mot "air", ma narration sera bientôt votre dernier contact avec ledit concept. La lumière du soleil commençait déjà à étendre ses tentacules blancs pâles sur un ciel épais loin de l'azur clair d'Helios III. Regarder en haut suffisait à étouffer une fille sensible, ou un coiffeur.

Du sable à perte de vue. Salnar Prime n'était pas constituée que de sable, des montagnes rocheuses offraient çà et là le gîte pour le jour. Voyager de nuit était obligatoire mais peu recommandé. En fait, voyager était peu recommandé. Quand la température infernale n'était pas là pour dessécher toute vie, les prédateurs étaient de sortie. La grande majorité des espèces de Salnar Prime n'était pas référencée, car peu d'observateurs revenaient du désert profond. Les légendes avaient plus de crédit que les rares études, car clamer avoir rencontré une race animale sur Salnar Prime et en être revenu, ça revenait à annoncer à une assemblée scientifique qu'on avait voyagé sur le soleil en sandales et qu'on en avait compté les branches sur un calepin.

Soudain, il se mit à pleuvoir. Une pluie fine et rafraîchissante. De petites flaques commencèrent à se former dans les creux du sable.

Non, je déconne. N'espérez pas un semblant de vapeur, pensez à recueillir chaque goutte de votre urine et ne gâchez rien de votre sueur. Oh et puis, il y a la gourde de Fausse. Pour l'instant vous vous en foutez. Quand des cloques creuseront vos joues et que la chaleur lézardera vos lèvres, cette gourde sera un énorme diamant planté entre deux nains qui s'aiment pas vraiment.

Mais je peux pas vous laisser crever comme ça. C'est douloureux mais trop court. Alors vous marchez, emboîtant le pas au distributeur d'eau. Euh... À Fausse, pardon. Comme je le disais, le désert n'est pas que sable, et un amas de rochers se présente en contrebas de la dune que vous foulez actuellement. C'est large d'une dizaine de mètres, long d'une vingtaine, haut d'une quinzaine. Surtout, y a de l'ombre.

Je ne vous force pas la main, bien sûr, aller s'abriter là-bas n'est pas obligatoire. Il y a beaucoup de directions possibles.

Vers le nord, du sable. Vers le nord-est, du sable. Vers l'est, du sable. Vers le sud-est, du sable. Vers le sud, du sable. Vers le sud-ouest, du sable. Vers l'ouest, du sable. Vers le nord-ouest, ces rochers. La balle est dans votre camp !
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Kimar
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MessagePosté le: Lun 22 Aoû - 00:40 (2011)    Sujet du message: La curiosité... Répondre en citant

Kimar gardait son air décontracté et un peu fou de tout les jours. Après tout, la seule chose qu'il pouvait craindre pour le moment, c'est à dire que ses deux infortunés compagnons décident d'un seul coup de se jeter sur lui pour le décapiter, avait peu de chance de se produire étant donné leur état de déshydratation actuel. Toutefois ce désert n'était pas sans danger pour lui. Aux dernières nouvelles, les mort-vivants n'étaient protégé ni contre le suc digestif des prédateurs de la région, ni contre l'effet abrasif des tempêtes de sable.
Et si "Ils" intervenaient ? Si l'un ou les deux vivants qu'il suivait était "Leurs" agents ? Il devait se méfier d'eux, mais pour le moment il devait se rendre un minimum utile, histoire qu'il ne leur vienne pas à l'esprit de le lâcher en pâture au premier monstre qui s’intéresserait à leur groupe.
Ces rochers était l'occasion rêvée d'en apprendre un peu plus sur ses compagnons, non pas en leur faisant la conversation, mais en observant chacune de leur réaction. Et quelle meilleur moment pour cela que celui ou chacun se relâche, heureux de constater que se vie va durer quelques heures de plus ?!



_ DES CAILLOUX !!
hurla-t'il pointant du doigt la zone d'ombre prometteuse, puis, suivant peut-être l'exemple de son compagnon, il se mit à chanter.


Les cailloux c'est comme le messie
Quand on a l’espérance de vie
D'un gâteau aromatisé aux fruits
En face d'un clodo aguerri
Parce qu’on est tout cramoisi
Par le soleil embelli
Par le chaos de notre esprit
Alors qu'on est presque évanoui

Les cailloux, c'est trop bien
On peux les jeter sur les chiens
Les cailloux c'est trop cool
On peux les jeter sur les poules
Les cailloux c'est trop bon
On peux les jeter sur les cons

Un gros caillou dans le désert
C'est un coin d'ombre offert
Par le destin qui est expert
Pour bien placer les pierres
Alors que toutes nos artères
Desséchées se resserrent
Notre cœur accélèrent
Notre espoir se déterre

Les cailloux, c'est trop bien
On peux les jeter sur les chiens
Les cailloux c'est trop cool
On peux les jeter sur les poules
Les cailloux c'est trop bon
On peux les jeter sur les cons

Si on est malin
On en profitera bien
Sans le soleil assassin
On est moin dans le besoin
Sans de joie se faire des calins
Sans être vraiment copains
Ne soyons pas des crétins
Et abritons nous enfin

Les cailloux, c'est trop bien
On peux les jeter sur les chiens
Les cailloux c'est trop cool
On peux les jeter sur les poules
Les cailloux c'est trop bon
On peux les jeter sur les cons
Mais pour nous qui somme dans la mouise
Les cailloux c'est une ombre exquise
Qui pour parler avec franchise
Est une agréable surprise


Tout en chantant, Kimar se dirigea vers la zone d'ombre.
_________________
Deux petites vieilles vont pour la première fois regarder l'océan. Après un long moment de silence l'une des deux se tourne vers son amie et dit:
_ Tu sais quoi, et ben, c'est pas aussi grand que je l'aurais cru ...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:26 (2018)    Sujet du message: La curiosité...

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